



Festival Vitesse Lumière:
L’événement Vitesse Lumière (VL) existe depuis 1997. Dès sa première édition, il a été le foyer d’une créativité vivante, révélant au grand public des cinéastes qui, jusque là, n’avaient connu qu’une diffusion confidentielle.
Indéniablement, le festival Vitesse Lumière ouvrait grandes les œillères et permettait de plonger dans un monde original comme nul autre événement cinématographique n’avait su le faire auparavant au Québec.
Cette originalité découlait d’un fait simple, le mariage inusité entre l’identité québécoise, exprimée selon des factures inspirées de la bande dessinée, d’Elvis Gratton ou de R.B.O., avec les genres fantastiques et science-fiction, citant cette fois le cinéma gore italien, David Lynch, les mangas japonais ou Star Wars, pour ne donner ici que quelques exemples de rapprochements stylistiques.
Au fur et à mesure que se succédaient les éditions, nous fûmes confrontés à un constat probant. Vitesse Lumière, par les foules qu’il savait attirer, répondait à un besoin de fantaisie et d’évasion. Il répondait aussi à un besoin de libération : exprimant en filigrane l’imaginaire social et politique d’une jeunesse qui n’avait plus à déguiser son identité, ni peur de la confronter aux mythes dominants, et qui savait que les films de SF et de fantastique fauchés sont en Amérique du nord un lieu de subversion via une critique sociale et politique à peine voilée et proposée de façon ludique.
À Québec, né comme le festival d’un genre,
Vitesse Lumière, est devenu le festival d’une génération.
Historique de l’événement:
1997
La première édition a lieu au Bar Le Scanner. Elle propose
un monde nouveau, effleuré dans les premières cassettes
auto produites titrées Phylactère Cola, fruit de la bande
des amis gravitant autour du concepteur de l’événement
Steve Landry, alias Carnior.
Cette première édition permet de découvrir des œuvres solo des membres du collectif, comme Patrick Boivin ou Francis Lauzon, mais aussi des œuvres du genre réalisées par Francis Leclerc (Tokyo Ga) ou, plus inusitée, comme la bande du regretté Christian Moquin, Le Seigneur des anneaux en cinq minutes, qui servira de modèle quelques années après pour la conception de la série de courts métrages des Chefs-d’œuvres en cinq minutes, développée par Spirafilm.
On retire aussi de cette première expérience l’intérêt
des médias locaux et un attrait populaire marqué confronté à l’exiguïté des
lieux. Dès sa première édition, Vitesse Lumière
a cessé de pouvoir prétendre être confidentiel.
1998
Chose confirmée par la seconde édition qui se tient désormais à la
Salle Multi de Méduse sur deux jours, les 25 et 26 septembre.
Izabel Grondin, Patrick et Francis Lauzon et Patrick Boivin y frappent
fort. Des auteurs confirmés comme Ricardo Trogi et Jeremy Peter
Allen apportent leurs œuvres spécifiquement écrites
pour le festival. Carnior propose sa plus belle œuvre solo, Romance
et Laser. L’événement, même s’il se
limite encore pour l’instant à de simples projections,
est scénographié, animé, mis en scène.
Des décors futuristes en carton et en bois encadrent l’écran.
Des DJ diffusent de la musique électronique.
Ce goût pour le décor, la théâtralisation et la musique, on le retrouvera désormais à chacune des éditions de Vitesse Lumière.
1999
Pour sa troisième, le festival s’ouvre à d’autres
formes d’art, comme la bande dessinée ou l’illustration
et présente pour la première fois un long métrage,
le film fantastique Lady of the Lake de Maurice Devereaux. Des saynètes
sont intégrées à l’animation pour en faire
un véritable happening où règne le plaisir de
l’esprit cinématographique des séries B, sublimé ou
célébré selon le cas. Les prix Météor
consacrent Izabel Grondin et le duo Cus et Chocoli, avec leur fameux
Robot romance.
2001
L’équipe grossie à six organisateurs pour la version
4 du festival qui a lieu cette année là pour la première
fois dans le vieux Québec, au Bar Le D’Auteuil, les 19
et 20 janvier 2001, année symbolique pour le thème. Une
foule imposante se presse pour cette édition haute en couleur.
En plus du cinéma et de la vidéo, elle intègre
aussi des ateliers d’initiation à la fabrication de films
fantastiques et de SF à petit budget. VL présente de
nombreux films dont deux seront sélectionnés dans plusieurs
festivals par la suite, à savoir Ouch de Ricardo Trogi et, surtout,
Soowitch de Jean-François Rivard. Pour la majorité d’entre
eux, il s’agit de production spécifiquement conçues
pour le festival. On peut donc conclure qu’il s’agit beaucoup
plus que d’un simple événement de projection. Il
s’est transformé en véritable rampe de lancement
pour une catégorie émergente de créateurs qui
sont venus par la suite fortifier le cinéma québécois.
2003
La cinquième édition s’est tenue les 2 et 3 mai
dans la Chapelle du Séminaire de Québec. Le festival
s’étend sur deux soirs et un après-midi. Un mini
salon des illustrateurs de SF, une table ronde des réalisateurs
de festival, des projections en matinée et bien sûr la
programmation des films en compétition répétée
deux fois tous les soirs, composent cette version. Le lieu historique
y était empreint de fantastique et de surnaturel, les liens
entre les deux univers étant faciles à établir
et allait de paire avec notre festival.
En réalisant Vitesse Lumière à la Chapelle, ce fut pour nous notre première association avec le Musée de la Civilisation. Nous avions aussi pour commanditaire Télé-Québec, ainsi qu’une première participation de la coopérative La Barberie. Ce fut de plus un départ d’échanges avec Silence on Court et la naissance du site officiel de Vitesse Lumière sur l’Internet.
Toute une année pour le projet ! Vitesse Lumière prend les bouchées doubles et rentre dans une nouvelle phase.
Plusieurs films de cette cuvée 2003 seront du Festival Spasm de Montréal. Vitesse Lumière est maintenant échelonné sur 12 mois, par sa participation à quelques événements qui viendront signaler sa présence, dans le but de motiver les troupes quoi!
2004
La sixième édition, qui eut lieu les 11, 12 et 13 juin,
déménage au Musée de la Civilisation, où les
espaces permettent au festival de proposer pour la première
fois trois écrans simultanés, dont un en plein air dans
la cour intérieure.
La Ville de Québec, par son volet Bureau des Arts et de la Culture, est un ajout important aux commanditaires et associés du festival. Par sa première subvention, elle apportera un appui considérable et significatif pour la réalisation de cette édition.
La programmation est variée, alliant un après-midi consacré aux courts métrages « gore & trasho », un atelier de L’Institut National de l’Images et du Son, un autre de scénarisation donné par Éric Tessier et Patrick Senécal, réalisateur et auteur de Sur le seuil, Texa FX Group, ainsi qu’un atelier rencontre sur la fabrication (making of) de certains films présentés au festival, lors de la programmation régulière.
Cette édition deviendra le plan de base des prochaines années de ce Festival. La nouvelle formule qui rallie décors, costumes, animation et mise en scène, ateliers, expositions et présentation de films courts, prend sa forme et devient plus mature.
Un premier Kabaret Kinö fut à l’œuvre tout au long de cette fin de semaine d’activités. La projection en plein air de ces films, concoctés pour l’occasion, a clôturé le festival lors de la soirée du dimanche.
Au mois d’août de cette même année, le Festival Fantasia, qui a lieu à Montréal annuellement, intégrera un volet Vitesse Lumière à la programmation, association réitérée depuis ce temps. Que quelques mois plus tard, à l’automne, on participera au Festival Spasm, ce qui conclura de bonne façon l’année !
2005
Pour la septième édition, le festival rajoute une journée
de plus pour mieux répartir ses activités
plus nombreuses. C’est donc un jeudi soir, le 9 juin, que fut
lancé le Festival de quatre jours. C’est au Bar Le Temps
Partiel qu’eut lieu la Soirée Carte Blanche au festival
de Spasm de Montréal, en visite à Québec, ainsi
qu’à une projection d’un Total Crap.
Tout au long de cette fin de semaine d’activités, nous aurons accueilli pas moins de 50 réalisateurs de la relève, une première sans compter le nombre croissant de visiteurs. En plus de la programmation habituelle les vendredi et samedi en soirée, ce fut aussi une première association avec les Festival de Trouville (festival cousin de Vitesse Lumière en France), par une projection spéciale de courts français le dimanche en après-midi. C’est le Kabatet Kinö qui clôturera les activités, pour une deuxième édition, par la soirée du dimanche.
Tout comme l’année précédente, le Festival Fantasia de Montréal invita VL en juillet pour deux projections spéciales, ce qui fut de même au Festival Spasm à l’automne. Le festival québécois eut un passage remarqué en France au Festival de Trouville. Vitesse lumière ajoute enfin un fil à sa toile en étant présent sur le site Internet de l’Office National de Film (ONF).
2006
Pour la huitième édition, Productions Super Aluminium
verra d’abord son C.A. augmenté au nombre de 5 membres!
Il est devenu évident que le Festival Vitesse Lumière
requiert un plus grand nombre d’organisateurs qui se rencontrent à multiples
occasions tout au long de l’année, sans compter les quelques
30 bénévoles qui se joignent au noyau lors de l’événement
principal qui se déroule assidûment à la mi-juin. Étant
donné les obligations du président fondateur Steve Landry à l’extérieur
de Québec, l’équipe élargie prendra peu à peu
la relève. Création scénique, graphisme, montage
vidéo et secrétariat ne sont que quelques exemples des
tâches à réaliser, en plus de la sélection
des films.
Afin de conserver l’intérêt de la clientèle ciblée par le festival, Vitesse Lumière est à l’œuvre tout au long de l’année dans l’élaboration ou sa participation active lors d’événements connexes. Non seulement cette démarche permet de se faire connaître et d’élargir son public, mais il permet aussi d’appuyer la relève dans la distribution et la projection de leurs œuvres. D’ailleurs, ayant maintenant une mise à jour constante du site Internet officiel, il est plus facile d’appuyer ces derniers en mettant des liens et en y ouvrant une boutique (magasin général).
Il est à noter que pour la première fois, quelques propriétaires de salles de cinéma ont collaboré en diffusant notre publicité avant leur projection principale, ce qui nulle doute aura contribué à la propagation de l’événement à venir.
Au début de l’année, le Festival Vitesse Lumière se joignit donc à l’événement Bal des Vampires, une soirée ralliant musique, costumes, décors et quelques autres similitudes qui se rapprochent de VL, d’autant plus que ce happening annuel qui existe depuis aussi longtemps que le Festival Vitesse Lumière a dans ses rangs des intervenants des Productions Super Aluminium ! Cette nouvelle avenue d’associations à des événements spéciaux fut prometteur, puisqu’elle sera réitérée le 28 octobre pour Le Grand Bal des Vampires ! Il y eut même pour l’occasion une salle de projection uniquement réservée pour Vitesse Lumière, ce qui contribuera à convertir une clientèle potentielle.
Lors de l’événement en soi, cette huitième édition du Festival, qui s’est déroulée du 8 au 11 juin 2006, fut des plus grandiose et ce, probablement parce qu’elle aura réunit un plus grand nombre d’intervenants. En plus de tous nos associés des autres festival tels que Fantasia, Spasm et Trouville, nous aurons pu compter sur la participation d’illustrateurs qui auront créé des œuvres pour l’occasion, ainsi que des créateurs de mode médiévale qui ont pignon sur rue à Québec, pour une parade de leurs plus belles pièces.
La présence des juges, Jeremy Peter Allen, réalisateur de Manners of Dying, Richard Angers, qui est derrière Chambre 13 et Simon Olivier Fecteau du groupe Chicks’n Swell rehausse d’un cran notre soirée de remise de prix Météors de samedi après la projection officielle. Le Kabaret Kinö fut pour une troisième année consécutive l’événement de clôture du festival le dimanche soir.
Nous ne pouvons pas passer sous silence notre ixième présence aux deux festivals montréalais, soit à Fantasia et Spasm, deux incontournables qui permettent à Vitesse Lumière d’agrandir sa clientèle adepte du genre.
2007
2007 fut d'une certaine manière la croisée des
chemins pour Vitesse Lumière. Le festival grandit, mais demande
de plus en plus de temps et d'énergie. Un vent de changement
s'impose. Les organisateurs accueillent un nouveau membre dans l'équipe,
et plusieurs nouveaux bénévoles. L'équipe se donne
comme priorités de revoir la formule déjà établie,
de travailler à développer de nouveaux publics et nouveaux
membres, et d'aller chercher de nouveaux partenaires et sources de
financement.
Plusieurs événements ont marqué cette 9e édition du Festival Vitesse Lumière, qui prolonge alors d'une journée sa programmation et propose rien de moins que 5 jours de festivités. Tous ceux qui y ont assisté se souviendront sans doute longtemps de la fameuse la soirée TRASH, mettant en vedette des films du Festival SPASM et du Cinéma Abattoir de Montréal.
En grande première, le festival prête l'écran au
long métrage de genre, avec le lancement du film End of line,
de Maurice Devereaux et la présentation de RECON 2020 de Christian
Viel, tous deux très appréciés du public.Prends ça
court! et Dj XL5 sont également de la partie ayant chacun monté un
programme spécial pour l'événement.
De plus, les professionnels Audrey Harvey, Mario Munger, et Mélanie Rodrigue, véritables passionnés de leur métier, nous ont fait vivre des moments absolument mémorables avec leurs ateliers de peinture scénique, techniques d'éclairage, et maquillage d'effets spéciaux. Sans oublier le le nouveau volet familial, présenté le dimanche à la bibiothèque Gabrielle-Roy, grâce à la participation de Artefacts & Artifices.
Enfin, réalisateurs et invités répondent toujours en grand nombre à l'invitation au traditionnel souper Hot-Dogs, sur le magnifique toit du Musée de la civilisation , où il fait bon se retrouver et discuter en toute convivialité. Pour terminer, c'est le lancement spécial du DVD KOMPILATION TENTACULAIRE de l'honorable vidéaste François Mercier qui clôtura l'événement, suivi de la projection des films du 5e Kinö Kabaret réalisé dans le cadre de Vitesse Lumière.
Comme vous avez pu le constater, plusieurs nouvelles saveurs ont été ajoutées aux volets compétitifs et non compétitifs déjà bien établis du festival. Rappelons également que les réalisateurs et invités ont eu la chance de liquider une quantité record de dvd et produits dérivés de leurs oeuvres, grâce aux différents kiosques montés sur le site des activités, un service entièrement gratuit mis sur pied et offert par l'équipe de Vitesse Lumière.
Ainsi, nous remercions chaleureusement tous les participants, invités, partenaires, bénévoles et festivaliers qui contribuent à chaque année à faire de Vitesse Lumière un incontournable du cinéma fantastique à Québec.
Merci encore à tous pour cette merveilleuse 9ième édition!
(Suite à l'événement, poursuivant l'objectif d'élargir notre réseau de public et de participants en vue du 10e anniversaire à venir, Vitesse Lumière organise différentes activités à thématiques spéciales, dont celle du grand BAL MASQUÉ, présenté dans le cadre du Bal Des Vampires qui couronne pour une deuxième année consécutive les activités de l'année 2007.)