Historique

— Vitesse Lumière au fil du temps!! —

Née en 1997, la première édition du “festival” a lieu au bar Le Scanner. Créée par Carnior alias Steve Landry, Vitesse Lumière propose un événement d’un autre genre. Un peu en retrait et “underground”, Carnior offre à son nouveau public un monde nouveau qui avait été effleuré dans les premières vidéocassettes auto-produites titrées Phylactère Cola, collectif d’artistes autodidactes. Cette bande d’amis est devenue en quelque sorte le porte-étendard d’un renouveau humoristique teinté d’absurde et de critique sociale…

Cette première édition permet de découvrir des œuvres solo des membres du collectif, comme Patrick Boivin et Francis Lauzon. Elle permet aussi de dénicher des œuvres de genre dont Tokyo Ga, réalisé par Francis Leclerc, ou Le Seigneur des anneaux en cinq minutes, par la bande du regretté Christian Moquin. Cette production servira de modèle, quelques années plus tard, à la conception de la série de courts métrages des Chefs-d’œuvres en cinq minutes développée par Spirafilm.

On retire de cette première expérience l’intérêt des médias locaux et un attrait populaire. Dès lors, Vitesse Lumière cesse de pouvoir prétendre être confidentiel et pour ainsi dire, sort du placard!

— 1998 —

Le Festival tient ses activités durant deux jours, cette fois-ci à la salle Multi du Complexe Méduse. Izabel Grondin, Patrick et Francis Lauzon de même que Patrick Boivin y frappent fort. Des auteurs confirmés comme Ricardo Trogi et Jeremy Peter Allen projettent des œuvres spécifiquement produites pour le Festival. Carnior propose quant à lui sa plus belle œuvre solo de l’époque, Romance et Laser.

L’événement, même s’il se limite encore pour l’instant à de simples projections, est animé et mis en scène. Des décors futuristes sont conçus spécialement pour l’occasion. Des DJs diffusent de la musique électronique durant les soirées. On retrouvera désormais ce goût pour le décor, la musique et l’ambiance théâtrale lors de chacune des éditions de Vitesse Lumière.

— 1999 —

Pour sa 3e édition, le Festival s’ouvre à d’autres formes d’art, comme la bande dessinée ou l’illustration. On y présente pour la première fois un long métrage, le film fantastique Lady of the Lake de Maurice Devereaux. Des saynètes sont intégrées à l’animation pour en faire un véritable happening où règne le plaisir de l’esprit cinématographique des séries B.

— 2001 —

Le quatrième Festival a lieu pour la première fois dans le Vieux-Québec, au bar Le D’Auteuil. Pour Vitesse Lumière, c’est une année symbolique par son thème. Une foule imposante se presse pour cette édition haute en couleurs.

En plus des projections, VL intègre aussi des ateliers d’initiation à la fabrication de films fantastiques et de science-fiction à petit budget. La majorité des réalisateurs présents nous propose encore une fois des productions hors pair et spécialement conçues pour le Festival. On présente de nombreux films dont deux qui seront sélectionnés dans plusieurs festivals par la suite, à savoir Ouch de Ricardo Trogi et Soowitch de Jean-François Rivard.

Beaucoup plus qu’un simple événement de projection, le Festival Vitesse Lumière s’est transformé en véritable rampe de lancement pour une catégorie émergente de créateurs qui iront par la suite fortifier le cinéma Québécois.

— 2003 —

La 5e édition du Festival Vitesse Lumière se tient à la Chapelle du Petit Séminaire de Québec. Il se dégage de ce lieu historique une atmosphère fantastique et surnaturelle. L’événement s’étend maintenant sur deux soirs et un après-midi. Un mini-salon des illustrateurs de science-fiction, une table ronde des réalisateurs du Festival, des projections en matinée et, bien sûr, la programmation des films en compétition composeront cette édition.

Le projet verra en 2003 une première association avec le Musée de la Civilisation, un début d’échanges avec Silence on court!, et la naissance de son site Internet.

Parallèlement, le projet commence à exister 12 mois par année. Quelques événements hors-festival viendront signaler sa présence ne serait-ce que pour la rappeler à chacun et motiver à sa participation. La projection du long-métrage culte $la$hers de Maurice Devereaux contribue entre autres a garder l’intérêt bien vivant.

Toute une année! Vitesse Lumière met les bouchées doubles et entre dans une nouvelle phase.

— 2004 —

La 6e édition de Vitesse Lumière se tient au Musée de la Civilisation. Son Grand Hall permet au Festival de présenter ses oeuvres pour la première fois sur trois écrans simultanés, dont un dans la cour intérieure, en plein air. De plus, nous installons désormais notre superbe décor dans un espace nous permettant des extravagances!

La programmation est variée, offrant en plus un après-midi consacré aux courts-métrages de genre gore et trash. Plusieurs ateliers de formation et d’informations sont présentés par l’Institut National de l’Image et du Son (INIS), par Éric Tessier et Patrick Sénécal. Le Texa FX Group en rajoutera également dans un atelier qui a pour but d’aider les réalisateurs qui nous apportent des “makings-of”.

Cette édition deviendra un peu le plan de base des prochains festivals; une formule de décors, d’animations, de costumes, de mise en scène, d’ateliers, de kiosques d’exposants et de courts-métrages. Bref, le tout prend une forme plus mature.

Pour finaliser cette édition de 2004, un premier Kabaret Kinö complète le renouvellement du Festival. Cette activité est le creuset idéal où des réalisateurs, monteurs, acteurs, scénaristes et techniciens de tout le Québec peuvent s’unir pour produire un court-métrage en l’espace de 48 à 72 heures, de la scénarisation à la présentation du produit fini. L’ambiance de spontanéité et de travail ardu qui y règne donne naissance à des films d’une originalité remarquable, année après année.

2004 ne finira pas sous cette note, puisque VL est invité en août au Festival Fantasia et à l’automne au Festival SPASM, ce qui conclut l’année d’une excellente façon.

— 2005 —

Pour sa 7e édition, le Festival rajoute une journée à son horaire pour mieux répartir ses activités désormais plus nombreuses.

Débutant le jeudi soir, nous lançons l’ouverture du Festival avec deux cartes blanches, une du Festival SPASM et l’autre de Total Crap. Le dimanche en après-midi, une première association avec le Festival Off-Courts de Trouville se concrétise par une projection spéciale de courts-métrages Français. Le Kabaret Kinö conclura ensuite cette édition le soir même.

Pour la première fois de notre histoire, nous accueillions plus de 50 réalisateurs de la relève.

— 2006 —

Cette 8e édition du Festival sera grandiose, probablement celle qui réunit le plus d’intervenants et de collaborateurs. Il est devenu évident que le Festival est devenu assez gros et demande donc des efforts plus importants. Notre président et fondateur, Steve Landry alias Carnior, devient moins disponible en grande partie à cause de sa carrière de réalisateur montante. On constate alors un accroissement de l’équipe de VL qui prendra la relève.

Nous lancons les activités par un Grand Bal des Vampires, le 28 octobre 2006 au Musée de la Civilisation. Cette soirée réussie se rapproche beaucoup de l’esprit de Vitesse Lumière de par son contenu et son déroulement.

Plusieurs créateurs québécois de la mode et diverses boutiques spécialisées s’intègrent au Festival dans une parade de mode et de monstres médiévaux.

La présence d’un jury professionnel, soit Jeremy Peter Allen (réalisateur de Manners of Dying), Richard Angers (réalisateur de Chambre 13) et Simon Olivier-Fecteau (Chick’n’Swell) rehausse d’un cran la remise des prix Météor.

À ce point, Vitesse Lumière ne s’arrête plus à un festival de quelques jours par année. L’équipe organise d’autres événements durant l’année, autant pour garder l’intérêt autour du projet que pour faire entrer des fonds ou pour appuyer à l’année la relève dans la distribution et projection de ses œuvres. 2006 est vraiment une année d’effervescence pour le Festival.

— 2007 —

En ouverture de cette 9e édition, nous sommes fiers de présenter en grande première Québécoise le long-métrage End of the Line de Maurice Devereaux.

Le lendemain soir, nous innovons avec une soirée trash, qui consiste en un mélange de sélections des courts de Vitesse Lumière, du Festival SPASM et du groupe de réalisateurs du Cinéma Abattoir de Montréal. Cette soirée marquante fait encore jaser les enthousiastes aujourd’hui.

Nos ateliers de cette année touchent la peinture scénique, le maquillage et les effets spéciaux ainsi que la direction photographique. De plus, autre innovation pour cette année, une programmation spéciale pour les enfants a lieu à la Bibliothèque Gabrielle-Roy.

Nos superhéros Québécois décollent pour deux soirs de sélections officielles.

Triple sélection pour le dimanche après-midi: nous accueillons premièrement DJ XL5, alias Marc Lamothe, co-directeur du Festival Fantasia, dans une présentation de son Zappin’ Party Cavalcade REDUX. Il s’agit d’un montage d’animations, de courts internationaux, de bandes-annonces remixées et d’exploration vidéo au cachet éclectique. Nous sommes ensuite fiers de présenter un second long-métrage, Recon 2020: The Caprini Massacre de Christian Viel. La série Prends ça court! nous offre également un bloc de projections.

Le dimanche soir, en plus de faire place à notre fidèle Kabaret Kinö, donne lieu au lancement de la Kompilation Tentaculaire sur DVD d’un réalisateur et Kinöite émérite de Québec, François Mercier.

Après le Festival, l’année 2007 se termine par un Bal Masqué en octobre, au sous-sol de l’église St-Jean-Baptiste.

— 2008 —

2008 sera une année très importante, puisque Vitesse Lumière fête son 10e anniversaire en grand! Ce dixième festival se veut ainsi l’accomplissement de toutes ces années de travail acharné. Pour bien représenter ce parcours, nous sommes honorés par la présence d’un président d’honneur, Ricardo Trogi. Ancien participant à Vitesse Lumière à plusieurs occasions, il représente très bien tous ces réalisateurs qui ont cheminé dans nos années de projections, en plus de donner un excellent exemple de la réussite possible en tant que réalisateur Québécois.

Pour une première fois, les artistes du monde du cinéma de Québec se regroupent pour tourner une publicité haute définition pour la télévision. Cette publicité est diffusée à Télé-Québec ainsi qu’à Z-Télé. D’ailleurs, la présence des deux animateurs de Z-Télé Pascal Forget et François-Dominic Laramée durant tout le Festival, se révélera un complément médiatique intéressant. À chaque jour, ils font un reportage à propos des activités qui se sont déroulées!

Cette année, nos juges sont Jean-François Rivard (réalisateur des Invincibles), Philippe Gagnon (réalisateur de Dans une Galaxie près de chez vous 2 et Le Poil de la Bête) et André Caron (professeur de cinéma au CEGEP F.-X. Garneau).

Pour souligner ce 10e anniversaire, nous survolons le cheminement entier du Festival, de 1997 à 2008, grâce à la présentation intégrale de l’édition 1997 de Vitesse Lumière, aux deux soirées thématiques La crème de Vitesse Lumière, et au grand spécial 10 ans de Gore. Ce genre de cinéma d’horreur poussé à l’extrême, et prenant très souvent des tournures humoristiques, se révèle avoir beaucoup de fans dans la région de Québec!

Plusieurs événements spéciaux ont également lieu pour agrémenter les festivités. Nous accueillons d’abord le Festival du DocuMenteur de l’Abitibi-Témiscamingue dans une présentation hilarante de faux documentaires de calibre national et international. Cette année encore, DJ XL5 conçoit une projection de courts-métrages internationaux, le Kaleidoscopic Zappin’ Party. Éric Bilodeau, réalisateur de nombreux courts fantastiques, nous présente son premier long-métrage Hunting Grounds. Jarrett Mann, du Festival SPASM, nous offre une sélection TRASH 2007 et un spécial Kombats Québécois. La bande de Phylactère Cola se regroupe pour un concept de son côté sombre, présentant plusieurs courts expérimentaux jamais vus dans leur série télé. Il faut noter une soirée 3D avec un film canadien, The Mask, et une première partie assurée par Nicolas Lamoureux avec Sang Lent de Main, tourné au Kabaret Kinö de 2007 et qui a le prestige d’être le premier court-métrage 3D effectué dans l’histoire de Vitesse Lumière! Nous présentons aussi la soirée Inspector Bronco Live de Jean-Renaud Gauthier, ainsi qu’un hommage au travail acharné d’Izabel Grondin accompagné d’une projection de plusieurs de ses œuvres. Un traditionnel Kabaret Kinö clôt ce festival qui, au final, dure pas moins de 11 jours.

Encore cette année, plusieurs ateliers sont donnés pour les participants et les réalisateurs. Le premier porte sur le Stop-Motion et est donné par Patrick Bouchard, réalisateur de Revérence. Philippe Gagnon, un de nos juges, donne quant à lui un atelier sur la direction d’acteurs.

Pour les autres divertissements, le Festival s’entoure d’artistes musicaux comme Glenn Love (Toronto), Smog (Québec), Perfection Plastic (Montréal), Millemetrik (Québec), VJ Miss T, DJ Daniel Rochette, DJ Serge Brunelle, DJ Arakis et pour terminer, DJ Kronos. Comme à l’habitude sont présents de nombreux exposants touchant l’univers du fantastique ainsi qu’un kiosque spécial de vente de DVD et autres produits du Festival et des réalisateurs.

Toutes ces soirées, trop nombreuses pour être toutes logées au même endroit, ont lieu au Bar le Scanner, au sous-sol de l’église St-Jean Baptiste, au Bar le Temps Partiel et évidemment au Musée de la Civilisation.

L’année 2008 se termine en décembre, au bar Le Temps Partiel, avec la projection d’une innovation de Carnior: un montage de courts-métrages intitulé Trailer. Le projet est né de l’idée de rassembler dans une même projection plusieurs fausses bandes-annonces de films (qui bien évidemment n’existent pas).

— 2009 —

Pas de 11e édition cette année-là, mais Vitesse Lumière aura tout de même organisé plusieurs événements complémentaires.

Durant cette année se tiennent plusieurs activités telles que Vitesse Lumière présente Double Frappe, le dimanche 3 août 2009 au bistro-bar Le Cercle. À cette soirée sont présentés le long-métrage d’arts martiaux Cul-de-$ac, des réalisateurs Jean-Mathieu Bérubé et Carlo Harrietha, ainsi qu’un méli-mélo de courts axés sur le combat et tirés du Festival SPASM, Kombats Québécois 4.

Une soirée bénéfice avec un souper est aussi organisée le 15 novembre 2009, toujours au Cercle. Un conteur Viking agrémente le souper, puis un artisan de body painting par air-brush effectue son art sur une modèle en direct. Une artiste de cirque vient finaliser ce cocktail artistique varié. Pour le clou de la soirée, plusieurs projections inédites sont présentées :

  • Tête blanche, de Patrick Boivin
  • Next Floor, de Denis Villeneuve
  • Le Technicien, de Simon-Olivier Fecteau
  • La Légende d’Atsuko, de Igor Simonnet
  • Danse Macabre, de Pedro Pires (concept de Robert Lepage)
  • Fantasme, de Izabel Grondin
  • Freaky, de Olivier A. Dubois
  • La Planque, de Carnior
  • Entre, de DJ Kronos
  • Arbeit Fur Alle + Le Fléau Moderne (volet international)

VL organisera également 2 autres soirées bénéfices au bar Le Sacrilège.

— 2010 —

La soirée de dévoilement de la programmation du Festival Vitesse Lumière 11e édition a lieu le 13 mai, au Studio P. Le dévoilement est complété par une programmation sur mesure pour les amateurs de gore; un bloc de 9 tout nouveaux courts suivi d’un long-métrage Québécois de Geoff Klein, Bikini Girls on Ice. Les réalisateurs Carnior et Olivier A. Dubois profitent aussi de cette première soirée pour lancer leurs nouveaux DVD, soit respectivement la compilation de courts Mais ou est donc Carnior Encore? et le court-métrage Freaky. Toute une soirée!

Cette année-là, nous avons reçu un nombre record de films et la sélection a été très ardue… Du côté des juges devant se prononcer sur les meilleures oeuvres, nous recevons Éric Tessier (réalisateur de Sur le Seuil et 5150 rue des Ormes), Marc Lamothe (co-directeur général du Festival Fantasia) et Éric Bilodeau (réalisateur de Hunting Grounds).

Le jeudi 10 juin a lieu l’ouverture du Festival, toujours au Studio P. C’est dans une salle comble que Vitesse Lumière débute vers 17 h avec un bloc spécial de films d’animation de différents réalisateurs québécois. Ensuite, le Festival SPASM nous fait le plaisir de projeter un spécial de son légendaire Cabaret Trash cumulé des cinq dernières éditions de la soirée thématique, toujours hautement fréquentée, de ce festival. La soirée se clôt sur un montage ludique sur l’évolution de la sexualité dans la cinématographie québécoise, SEXXX, une œuvre conjointe d’Izabel Grondin et de Marc Lamothe. Cette soirée très réussie parvient à ouvrir l’appétit des amateurs pour les jours qui suivent.

La première soirée des sélections officielles débute vers 20h au Musée de la Civilisation. Plus de 13 kiosques de divers artisans et commerçants de Québec, spécialisés dans le thème du fantastique, attendent les gens à leur arrivée. Un groupe de musique, The Cyclones, les accueille également, déguisés en loups-garous et performant leur rockabilly très joyeux. Comme à l’habitude, un immense décor garnit le devant de la scène du grand hall d’entrée. La température le permettant, plusieurs décident de s’installer dehors, dans la cour intérieure, pour visionner les films. Une troisième salle plus intime diffuse aussi les projections. Le thème du Festival cette année étant «Vampire ou Loup-garou?» clin d’oeil au grandissant phénomène Twilight, les fans ont droit à une mise en scène jouée par 4 acteurs, tournant autour de ce discours.

Le samedi se poursuit dans le même esprit avec succès. Tout d’abord, en après-midi ont lieu 2 ateliers, le premier portant sur les droits légaux touchant le cinéma et donné par Me Caroline Jonnaert. Le deuxième porte sur l’utilisation du 3D au cinéma et est animé par Mario Munger.

À 20h a lieu la deuxième soirée de sélections officielles. Pour le divertissement musical, DJ Kronos présente plusieurs de ses compositions à saveur vampirique. Le débat entre les antagonistes vampires et loups-garous ne donnera finalement l’avantage à aucun des deux clans…!

La soirée du dimanche consiste en la projection des Kinös créés au cours de la fin de semaine. Le beau temps étant favorable, Carnior décide d’assurer l’animation de la soirée dans la cour intérieure, tout en gardant en fonction les écrans de projection à l’intérieur pour ceux qui le désirent.

La 11e édition est un succès à tout point de vue. Le kiosque de vente du matériel spécial de Vitesse Lumière est un succès. Il en est de même pour les ventes d’œuvres des réalisateurs, ce qui les encouragera beaucoup sur leur participation au Festival de même que dans leur cheminement individuel.

Pour la suite de l’année 2010, l’automne est d’abord marqué par le lancement du coffret DVD de Phylactère Cola, au bistro-bar Le Cercle, le 20 octobre. Ce coffret très attendu réunit l’intégrale des deux saisons diffusées par Télé-Québec il y a quelques années. Le bar est plein à craquer et tout le stock de copies DVD s’écoule le soir même, ne suffisant même pas à la demande des acheteurs.

Enfin, en novembre, Carnior présente au bar Le Temps Partiel Trailer #2, la suite de son spectacle de fausses bandes-annonces de films, devant une salle pleine et réceptive.

— 2011 —

L’emplacement principal des activités de cette 12e édition est encore cette année le Musée de la Civilisation. Le thème de cette année est le Cirque Fantastique, où règnent la bonne humeur et le ridicule. L’atmosphère est à la fête et tous profitent des festivités et des animations colorées.

Cette édition est aussi marquée par de nombreuses associations avec de nouveaux intervenants, SpiraFilm, Kinomada et le Festival Off-Courts de Trouville.

Nous lançons le Festival en grande pompe avec la première mondiale de l’oeuvre collective Québec Super-8, produite par SpiraFilm. L’idée originale de l’instigateur François Perreault, tel qu’il l’expliquera sur scène, était de mettre sur pied un collectif exploratoire privilégiant le parrainage et l’entraide pour concevoir un total de huit courts-métrages de fiction tournés avec une caméra Super-8mm. Tous les réalisateurs de ces courts sont présents à la soirée et sont heureux de présenter leurs films. Spécialement pour l’événement, nous exposons dans le salon des visiteurs les photos sur le vif du photographe de plateau Elias Djemil à propos du “making of” et des tournages.

Comme à l’accoutumée, les soirées de vendredi et samedi sont celles des sélections officielles. Nous présentons cette année un total de 22 courts-métrages en compétition.

Notre association de longue date avec Artéfacts et Artifices a porté fruit. Ceux-ci ont imaginé un décor parfait pour le thème de notre édition. Plus de 40 personnages costumés se promènent dans la salle, interagissent avec la foule et participent activement à l’animation des deux soirées sous la direction de M. François Devost. De plus, nous avons recruté un groupe de jeunes de Québec, le Cirk’Automate, pour divertir les participants à leur arrivée. Le Cirk’Automate est un collectif de cirque social du Centre communautaire et résidentiel Jacques-Cartier.

Le samedi en après-midi, période habituelle du volet éducatif du Festival, se tient à l’auditorium 1 du Musée de la Civilisation un nouvel évènement en lien avec le festival, une table ronde sur l’avenir du cinéma fantastique québécois.

Autour de cette table de discussion se retrouvent des gens de tous les milieux Québécois qui touchent de près ou de loin au cinéma et à l’animation fantastique. Nous avons invité pour l’occasion des producteurs privés tels que Christian Viel et Maurice Devereaux. Notre président d’honneur Érik Canuel partage son point de vue sur la situation. Nous avons aussi invité d’autres réalisateurs dont Éric Picolli qui travaille à la télévision. Les Festivals Fantasia et SPASM sont quant à eux représentés par leurs directeurs respectifs soit Marc Lamothe et Jarrett Mann. Le mileu des comédiens est représenté par Martin Dubreuil, membre du jury, qui a tourné dans plusieurs courts et longs-métrages fantastiques québécois.

Le milieu des jeux vidéo est également bien représenté par Émile Gauthier d’Ubisoft et Ramiro Bélanger de Beenox. Les techniques d’animation dans le jeu vidéo sont présentement en pleine expansion, et une grande partie du marché concerne les jeux à connotation fantastique. À Québec, nous avons la chance d’avoir deux boîtes de création de jeux vidéo qui emploient des réalisateurs pour tourner des scènes cinématographiques s’intégrant aux histoires de leurs nouveaux jeux. Ces compagnies sont cependant encore peu reconnues par le milieu du cinéma, malgré leurs initiatives mettant à profit plusieurs intervenants de ce milieu. Pour le Festival, il n’est que normal que les esprits créateurs derrière ce type de média puissent s’exprimer.

Vitesse Lumière met sur pied une double activité pour la soirée de clôture. En premier lieu, nous présentons la première projection du Laboratoire de création VL. Ce laboratoire sur le principe des ateliers Kinö donne la chance à des réalisateurs de se faire valoir dans la création de films en 48 heures. Pour notre Laboratoire, nous demandons bien sûr des films fantastiques. Ensuite, nous laissons la place aux gens du Festival Off-Courts de Trouville pour une carte blanche. Ceux-ci nous présentent une compilation de leur meilleurs courts-métrages Français.

Cependant notre action ne s’arrête pas là. Tout de suite après le Festival, les représentants de Vitesse Lumière sont invités au Festival Fantasia de Montréal pour visionner leurs nombreuses sélections de courts. Au début septembre, deux représentants de Vitesse Lumière s’envolent vers la France pour assister au Festival Off-Courts de Trouville. En même temps, ici même, nous participons au premier Festival de Cinéma de la Ville de Québec. Nous avons sélectionné pour l’occasion 14 courts de notre Festival pour projeter en première partie de plusieurs films principaux. À la fin octobre, nous sommes les invités du Festival SPASM de Montréal.

Pour notre prochaine édition, le Musée de la Civilisation nous a proposé de faire un parallèle entre le Festival et leur future exposition qui se tiendra à la même époque l’année suivante. Nous entrons donc en discussion pour créer un projet avec leur expo à venir, Les Samouraïs, en partenariat avec le consulat du Japon.

— 2012 —

13e édition… superstition, mauvais œil, fin du monde! Quelle belle opportunité que nous avons là! Pour un festival fantastique, quoi de plus intéressant? Pour cette édition du Festival, nous misons sur la fameuse prédiction Maya du 21 décembre et optons tout de go pour le thème «Nous allons sauver la terre de la fin du monde»!

En 2012, le travail de toute l’équipe est mis en branle avant même le Festival proprement dit. À la fin de 2011, nous nous étions donné la mission (entre autres!) d’apporter une pléiade d’améliorations à notre site Internet pour l’amener dans l’ère du 2.0. La nouvelle version de vitesselumiere.org est donc révélée au public le 15 mars lors d’une soirée spéciale au bar Le Temps Partiel. Le vidéaste DJ XL5 profite de l’occasion pour présenter son nouveau Mexican Zappin’Party, montage endiablé et thématique sur le très prolifique cinéma Mexicain.

Pour cette édition du Festival, nous avons comme ambition d’ajouter plusieurs nouvelles activités. De ce fait, le festival se tient sur deux fins de semaine et non plus qu’une. Nous partageons nos 6 soirées de festivités entre le Musée de la Civilisation et le Théâtre Jeunesse les Gros Becs. Nous avons la chance d’accueillir comme président honorifique Olivier Sabino, producteur et co-réalisateur de la websérie La Reine Rouge de Patrick Senécal.

Deux soirées préliminaires se déroulent encore au Théâtre les Gros Becs avant le début officiel des festivités.

Le 3 mai, nous dévoilons la programmation officielle avec une projection d’une douzaine de nouveaux courts de styles et de provenances variées, formant un tout qui donne un excellent avant-goût de ce qui s’en vient.

Le 22 mai, nous y effectuons notre conférence de presse ainsi que le lancement du DVD de la Reine Rouge à Québec. Pour l’occasion, nous sommes honorés d’accueillir l’écrivain et co-réalisateur Patrick Senécal, le producteur et co-réalisateur Olivier Sabino ainsi que la Reine Rouge elle-même Véronique Tremblay, et nous avons la primeur de présenter la série intégrale, au format “long-métrage” sur grand écran!

Enfin arrive le Festival. En ouverture, nous lançons le nouveau DVD du prolifique Festival SPASM, la compilation Horreur Vol. 4. Sur place, Jarrett Mann nous présente les meilleurs courts-métrages de cette galette numérique de collection.

Le vendredi 1er juin, première soirée au Musée de la Civilisation. Nous faisons place à l’horreur dans le cadre d’une soirée spéciale! Le tout débute par une marche d’une centaine de zombies dans les rues de la Vieille Capitale. Ces morts-vivants partant du Vieux-Québec se dirigeront vers le Musée pour assister à cette soirée. Pour l’occasion, nous avons la participation du controversé Rémy Couture qui maquille quelques-unes de ces créatures. La soirée en tant que tel consistera en une dizaine de courts et moyens-métrages d’horreur Québécois nouvellement produits, ainsi que du documentaire révélateur sur l’univers de la production du cinéma d’horreur Nord-Américain Under the Scares, du réalisateur Steve Villeneuve.

Formé par Velvet Andrew à la fin 2011, Scene Noir est un artiste solo de Montréal qui nous fait une performance musicale pour l’entracte. Suivant les traces du «New Wave / Minimal Synth / Coldwave» des artistes du passé et y ajoutant des éléments musicaux du début des années 80, Scene Noir adopte une approche individualiste du «dark synth based electronica».

Le samedi 2 juin, nous retournons aux Gros Becs pour un programme double de deux longs-métrages fantastiques Québécois. D’une part, Hellacious Acres: The Case of John Glass, suspense post-apocalyptique de Pat Tremblay. D’autre part, Sans Dessein, comédie de Steeve Léonard et Caroline Labrèche.

Après la 12e édition du Festival, le Musée de la Civilisation nous avait offert une plus grande participation dans notre festival en nous proposant de combiner le thème de leur exposition vedette avec les activités de Vitesse Lumière. La soirée Japon Fantastique du jeudi 7 juin est donc née de ce projet commun avec le MCQ, auquel participait également le Consulat du Japon puisque l’exposition vedette du Musée portait sur les Samouraïs.

Les festivités débutent avec un défilé de mode Putré-Fashion de la designer Isabelle Drolet de Québec, portant sur la mode de rue japonaise. Cette présentation chorégraphiée par l’ensemble des modèles participantes, témoignant d’un grand sens du spectacle qui va au-delà du simple “showcase” vestimentaire, connaît un grand succès auprès de notre public.

Ensuite, nous faisons place aux projections du Laboratoire de Création VL 2012. Sous la direction du jeune réalisateur prometteur de Québec Cédrick Lavoie, le labo s’est tenu du 1er au 3 juin 2012 au Studio P. Une dizaine d’équipes ont travaillé d’arrache-pied 24 heures par jour durant 3 jours pour concevoir en 72 heures des courts remarquables!

Pour une première fois dans l’histoire du Labo, nous tenons un concours cadrant avec le projet Japon Fantastique en suggérant à l’ensemble des réalisateurs une thématique Japonaise pour la création de leur court. Les cinéastes ne se voient bien sûr aucunement imposer ce thème, mais sont éligibles à un prix d’une valeur de 4000$ en location de matériel offert par Spirafilm s’ils tentent de l’intégrer à leur oeuvre. Nous sommes heureux de constater une bonne participation parmi les réalisateurs et demandons à un jury constitué d’Olivier Sabino (notre président honorifique), de Marc Lamothe (co-directeur général de Fantasia) et de Claudine Thériault (Spirafilm) de se prononcer sur le meilleur film cadrant dans cette catégorie. Le film gagnant est Battle Libéral, de Jimmy G. Pettigrew.

Le tout se termine par un montage spécial de DJ XL5 sur le cinéma et la télévision Japonais.

Notre plat de résistance des 8 et 9 juin, les soirées de sélections officielles sont les plus appréciées de nos fans. Après avoir reçu plus de 100 courts métrages de la mi-2011 au début 2012, nous avons du retenir une sélection de 26 films. Cette année, une grande diversité nous a comblé avec des animations, de la science-fiction et du fantastique en tout genre. Olivier Sabino composera le jury des sélections officielles avec SV Bell (réalisateur, producteur et distributeur chez Black Flag Pictures) et François-Dominic Laramée (Ztélé).

Partenaires et complices de VL depuis la nuit des temps, Artéfacts et Artifices ont de nouveau conçu un décor époustouflant. Ils se sont inspirés de la télésérie des années 60 Tunnel of Time pour nous pondre une scène de style futuriste / rétro, nous donnant la possibilité de sauver la terre de la fin du monde à grand renfort de machines et de super-ordinateurs dans une ambiance festive. Parfait pour une 13e édition!

Le décor trouve le moyen de servir également à la troupe burlesque de Québec Burlestacular, qui assure un début d’animation endiablé et sexy au début de chacune des deux soirées. Leurs numéros conceptuels autour de la science-fiction ne manquent pas de taper dans l’oeil du public.

En parallèle de toute cette grande fête, nous trouvons aussi le moyen de réintégrer les projections familiales dans notre programmation. Cette présentation de cinéma pour les petits et grands enfants avait déjà été réalisée en 2007 avec la participation de la Bibliothèque Gabrielle-Roy et avait été un grand succès. Nous voulions ramener ce projet depuis 2008, mais ce n’est qu’en 2012 que nous avons réussi à le faire.

Avec la collaboration du Festival Fantasia, nous pouvons donc proposer deux projections différentes, soit les blocs Mon Premier Fantasia #1 et #3. Marc Thibault, professeur de cinéma et réalisateur émérite, anime avec brio 4 présentations familiales et 2 présentations scolaires.

Comme d’habitude, pour nous, après le festival tout continue inlassablement. On débute dès juillet le repérage de courts pour 2013 lors du Festival Fantasia de Montréal.

En septembre, nous envoyons 3 jeunes réalisateurs du collectif Roadkill Superstar à Trouville (France) dans le cadre d’un projet international d’échange avec le Festival Off-Courts. Composé de François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell, R.K.S.S. est un groupe de jeunes cinéastes débordants de créativité et d’humour massacrant qui s’est donné pour mandat ni plus ni moins de prendre d’assaut le cinéma de genre Québecois. Ces jeunes ont déjà réalisé plus d’une vingtaine de courts-métrages dont BAGMAN : Profession Meurtrier, Total Fury, Demonitron : The Sixth Dimension et T is for Turbo, tous récipiendaires de nombreux prix en festivals à travers le monde.

Septembre, c’est aussi notre participation au deuxième Festival de Cinéma de la Ville de Québec avec 14 courts-métrages en première partie des Cartes Blanches Fantasia. Toujours en collaboration avec le FCVQ, l’infatigable DJ XL5 revient dans la Vieille Capitale, au Temps Partiel, présenter cette fois son Italian Zappin’Party pour nous faire (re)découvrir avec une candeur juvénile les giallos horrifiants, les films policiers aux poursuites époustouflantes, les comédies de série-B, les westerns spaghetti et autres joyaux méconnus de l’Italie.

Dans la même foulée, le Comiccon de Montréal nous fait l’honneur d’une invitation pour présenter au Palais des Congrès un bloc de 60 minutes de courts dans le cadre de leur premier Horrorfest, en l’excellente compagnie du Mayfair Theatre d’Ottawa.

La fin de 2012 marque aussi le début d’un riche partenariat avec les Cinémas Lido et des Chutes de Lévis. Ce réseau indépendant de salles de cinéma de la rive-sud de Québec fait preuve d’une grande ouverture et désire diversifier son offre en présentant, en plus des nouveautés commerciales, des produits locaux et moins accessibles. À la fin octobre, pour débuter cet échange en grand, nous participons allégrement à la quatrième édition de leur Nuit de l’Horreur avec un bloc de 40 minutes de courts bien juteux au milieu du programme double de Silent Hill 1 et Silent Hill: Revelation. Une présentation couronnée de rires et de réactions subjuguées autant du public que du personnel du cinéma dont plusieurs membres ont découvert l’univers de VL au cours de cette soirée!

Enfin, le 1er décembre, notre Carnior national revient au Temps Partiel présenter Trailer #3, la troisième édition de sa présentation de fausses bandes-annonces de films fantastiques.

— 2012 —

À venir!

— 2013 —

À venir!

— 2014 —

En bref, Vitesse Lumière a démontré, tout au long de l’année, son intérêt à développer et promouvoir le milieu du cinéma québécois grâce au Festival en lui-même et la remise des prix Météor, mais aussi, le festival a fait preuve d’une grande implication en offrant aux mordus de cinéma et aux futurs cinéphiles, en dehors du festival en lui-même, de nombreuses projections de film, entre autres grâce à nos partenaires, notre volet Junior, le GeekFest et le Comiccon. Mais aussi à travers la création de film grâce à notre laboratoire qui a servi à stimuler et mettre au défi la créativité des participants!

— 2015 —

Pour l’année 2015, le Festival n’a pas eu lieu, mais le comité organisateur a mis sur pied un Plan stratégique afin d’offrir des activités surprenantes pour les années à venir. Le but du festival est toujours d’être de mettre de l’avant les réalisations des cinéastes de la ville de Québec. C’est dans cette direction que VL prépare ses prochaines activités.

Et l’histoire ne s’arrête pas ici…!!

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